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Biologie Epidémiologie et Analyse de Risque en santé animale

BIOEPAR - http://www6.angers-nantes.inra.fr/bioepar

Changement climatique et dynamique de population de tiques

Les tiques constituent le premier vecteur d’agents pathogène en zone palearctique. Ces acariens peuvent transmettre des virus, des bactéries et des protozoaires susceptibles d’occasionner des maladies chez l’animal (Babésiose ou pirolasmose bovine…) ou de constituer un risque zoonotique pour l’Homme (Encéphalite à tiques, Maladie de Lyme...). Etant donné que la durée du cycle de développement des ces organismes et leur survie sont très fortement influencées par la température et l’hygrométrie de l’air, dans le contexte actuel du changement climatique, il est important de comprendre et modéliser l’influence de ce changement sur la distribution spatio-temporelle des tiques et leur activité.

Programme de recherche

Ce projet vise à comprendre et modéliser l’influence de variables météorologiques (température, humidité) sur l’activité des tiques et leur dynamique de population à long terme, en zone tempérée.

Il s’appuie sur la mise en œuvre de collectes de données originales sur le terrain (condition naturelle) et de travaux de modélisation. Des densités de tiques, principalement de l’espèce Ixodes ricinus, sont estimées mensuellement en 7 sites aux climats variés, répartis sur le territoire métropolitain (dont un site proche de Nantes). En parallèle des données météorologiques sont collectées de manière automatique. Les données pourront servir à définir des profils différents d’évolution des densités de tiques à l’échelle de la France.

La modélisation relève de deux aspects : d’une part l’établissement d’un modèle statistique de l’activité des tiques, d’autre part l’amélioration d’un modèle mécaniste de dynamique de population de la tique I. ricinus, incluant les variables météorologiques mesurées. Ce dernier modèle sera utilisé pour tester des scénarios d’évolution du climat.

Ce projet CC-EID (Climate Change and Emerging Infectious Diseases) est financé par le méta-programme ACCAF de l’INRA. Il est coordonné par Karine Chalvet-Monfray (PR VetAgroSup, UR EpiA). Notre contribution principale réside dans la collecte des données sur notre site et l’amélioration du modèle de dynamique de population. La thèse de Julie Cat s’inscrit dans ce cadre.

Partenariats

- UR INRA EpiA (Epidémiologie Animale)

- US INRA AgroClim