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Biologie Epidémiologie et Analyse de Risque en santé animale

BIOEPAR - http://www6.angers-nantes.inra.fr/bioepar

Paysage et maladies à tiques

Dans les paysages agricoles où l'élevage bovin occupe une surface importante, les pâtures jouxtent des écosystèmes naturels fréquentés par une faune sauvage diversifiée qui partage avec les bovins de nombreux agents pathogènes communs. Le passage d'agents pathogènes est possible via des vecteurs comme les tiques, principaux vecteurs de maladies en Europe, de par leur rôle en santé humaine (maladie de Lyme) et animale. Par ailleurs, ces paysages évoluent notamment sous l'action des changements globaux et plus particulièrement des changements d'utilisation des terres.

Programme de recherche

Le projet OSCAR, financé dans le cadre du programme ANR Agrobiosphere et coordonné par Olivier Plantard, a pour objectif d'explorer les conséquences des changements d’utilisation des terres à l'échelle du paysage sur le risque acarologique (densité de tiques infectées) à travers un outil de simulation cartographique basé sur un modèle spatialisé de dynamique des populations de tiques.

Ce projet combine des études de terrain, des investigations au laboratoire et des approches de modélisation. Des échantillonnages sont réalisés dans 24 sites de prélèvements situés dans 4 secteurs paysagers différents pour chacune des deux zones ateliers étudiées (Zone Atelier Armorique (35) et Vallons et Coteaux de Gascogne (31)). Pour estimer les densités de tiques, mieux comprendre leurs exigences écologiques  et rechercher les agents pathogènes hébergés, des collectes de tiques et des captures de micromammifères sont organisés. La dispersion des tiques à l’échelle du paysage est estimée par des outils de génétique des populations (analyse de la variabilité génétique de marqueurs SNPs distribués sur l’ensemble du génome d’I. ricinus). Enfin, les mouvements des chevreuils dans le paysage sont estimés grâce à des colliers GPS qui sont posés sur des animaux capturés. Les agents pathogènes (Anaplasma spp, Borrelia spp et Babesia spp) sont recherchés grâce à des outils de biologie moléculaire à partir d’extraits d’ADN issus de tiques ou de prélèvements sanguins réalisés sur les mammifères capturés (micromammifères et chevreuils).

Les études de modélisation combinent deux approches complémentaires : (i) d’une part des approches statistiques visant à mettre en relation caractéristiques du paysage, densités de tiques et prévalence d’agent pathogène, (ii) d’autre part le développement d’un modèle mécaniste spatialisé de simulation de la dynamique de population de tique, prenant en compte explicitement le paysage. Ce modèle repose sur un couplage entre un modèle de déplacement de l’hôte chevreuil et un modèle de dynamique de population du vecteur.

Ces modèles ont vocation à être exploités sous forme d’outils de simulation cartographique.

Partenariats

- UR INRA EpiA (Epidémiologie Animale),

- UR INRA CEFS (Comportement et Ecologie de la Faune Sauvage),

- UMR CNRS-Univ Rennes 1 EcoBio

- UMR CNRS-IRD-Univ Montpellier 1 et 2