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Pari scientifique COMBACT

La lutte entre bactéries dans les aliments : une question de communication ?

COMBACT
Certaines bactéries lactiques utilisent-elles des mécanismes de communication cellulaire pour empêcher le développement de bactéries pathogènes dans les aliments ?

Au sein d’un écosystème microbien alimentaire, les interactions entre micro-organismes peuvent avoir un impact positif sur la conservation de l'aliment et la sécurité du consommateur. Ainsi une bactérie lactique de l’espèce Lactococcus piscium a montré précédemment sa capacité à empêcher la croissance de la bactérie pathogène Listeria monocytogenes dans des produits de la mer. Cette activité d’inhibition ne s’exerce que lorsque la bactérie inhibitrice est en quantité suffisante et lorsque les deux bactéries sont en contact direct.
La bactérie inhibitrice émet-elle un signal pour déclencher un mécanisme coordonné de lutte contre la bactérie cible ? Ce signal est-il lié à la quantité de bactéries présentes, au contact entre les deux populations ? Quel est ce mécanisme ? Ce sont les questions auxquelles le projet COM-BACT se propose de répondre.
La démarche proposée est d’abord de caractériser la biodiversité de ce mécanisme d’inhibition. Puis des informations seront recueillies au travers de l’étude du génome, ainsi que des gènes exprimés dans les conditions d’interactions (ARN et protéines). Des outils de génétique seront ensuite développés pour vérifier l’implication des gènes candidats dans l’inhibition.
Les résultats permettront de mieux comprendre comment le dialogue entre bactéries peut contribuer à l’implantation et à la domination de certains groupes bactériens dans les denrées alimentaires. L'objectif à plus long terme vise à l’amélioration de la sécurité pour le consommateur et de la durabilité des aliments.

Partenaire principal :
    UMR SECALIM , INRA Angers-Nantes-Oniris, porteur du projet
    Unité BRM, équipe EM3B (Ecosystèmes Microbiens et Molécules Marines pour les Biotechnologies) Ifremer Nantes.

Partenaires associés :
    UMR Micalis, plateforme PAPPSO (Plateforme d’Analyse Protéomique de Paris Sud-Ouest), INRA Jouy en Josas
    Department of Food Hygiene and Environmental Health, University of Helsinki, Finlande
Le projet a démarré en novembre 2014, pour une durée de 3 ans